Hyper-perméabilité intestinale (leaky gut) : causes, effects et pistes de solutions…

L’intestin grêle : un organe-clé

L’intestin grêle est un organe-clé, car il assure la digestion et l’assimilation des aliments au travers de sa muqueuse.  D’une longueur de 5 à 7 mètres en moyenne chez un adulte, l’intestin grêle a une structure présentant des micro-villosités dans le but d’augmenter sa surface de contact afin d’optimiser l’absorption des nutriments issus de la digestion des aliments.

Chez les individus en bonne santé, les jonctions serrées intactes d’un intestin mature jouent donc un véritable rôle de barrière vis-à-vis des macromolécules (immunogènes).

Chez les individus souffrant du syndrome de l’intestin poreux (leaky gut) ou intestin hyper-perméable, les jonctions serrées sont distendues et laissent passer des molécules non complètement digérées et de trop grande taille (MACRO-molécules) pour ne pas devenir la cible de notre « système de combat et nettoyage » interne (système immunitaire) qui déclenche un réaction inflammatoire.  Cette réaction inflammatoire devient chronique si l’allergène responsable est présent sur une base quasi-continuelle.  Ce phénomène est connu sous le nom de maladies inflammatoires chroniques lorsqu’il atteint un niveau détectables par des signes divers (voir la liste des symptômes plus haut) chez la personne qui en souffre.

Plusieurs symptômes peuvent apparaître dans les maladies qualifiées de GS (sensibilité au gluten) dont les symptômes suivants :  fatigue, dépression, encéphalopathie/ sensation d’un esprit embrumé, manque d’énergie, douleurs abdominales diffuses, ballonnements, diarrhées, eczéma et/ou éruptions,  mal de tête, douleurs articulaires,  sensations d’engourdissement dans les jambes, les bras ou les doigts et de nombreuses autres manifestations. Bref, ces symptômes caractérisent un très grand nombre de maladies inflammatoires chroniques.   La diversité des symptômes pathologiques induite par une seule et même molécule de l’environnement comme la gliadine (un peptide présent dans le gluten) chez les patients GS découle de la notion que le système immunitaire de différents patients GS interagit de façon différente avec la gliadine en fonction de leurs caractéristiques génétiques propres.  

De nouvelles études ont mis en évidence l’effet du gluten sur l’expression d’une protéine, la ZONULINE, dont le rôle est de moduler la porosité de l’intestin, les jonctions serrées. 

Bien que les recherches soient encore en cours, on connaît quelques facteurs qui perturbent la production de zonuline ou augmentent directement la perméabilité intestinale (tiré pour la plupart de Thierry Souccar Editions qui ne donne pas de références cependant…):

  • la caséine (80 % des protéines du lait et des produits laitiers sont de la caséine),
  • les pommes de terre,
  • les piments,
  • la tomate,
  • les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine, ibuprofène par exemple),
  • la chimiothérapie,
  • la radiothérapie,
  • le déficit en zinc (qui touche plus de 79 % des Françaises) et
  • le déficit en vitamine D (qui touche plus de 80 % des Français)
  • aussi les infections à candida

D’autres études mettent en lumière le rôle de protéines végétales, les LECTINES, qui opèrent dans notre corps à la manière d’anticorps en se fixant à différents sucres (eux-mêmes attachés à certaines de nos glyco-protéines)

Le diagnostic du GS est basé sur l’exclusion du gluten suivi d’une période de re-introduction  d’aliments (de préférence à l’aveugle) contenant du gluten pour évaluer si l’état de santé est directement relié à la présence/absence du gluten dans la diète. Ceci explique pourquoi le recours à des tests basés sur la présence d’anticorps n’est d’aucune utilité pour ces patients.

Le blé est ses différents moyens de « nous attaquer »… pour se défendre à la manière d’une plante… face à ses « prédateurs »

Le blé n’a pas que le gluten comme agresseur. La protéine de blé qu’est le gluten contient une portion de gliadine, qui peut stimuler des réactions auto-immunitaires. Elle contient aussi du « Wheat Germ Agglutinin », une lectine (moyen de défense des plantes) a un impact sur la taille du pancréas (à la hausse) et du thymus (à la baisse) et favorise le stockage de glucides dans les cellules adipeuses en améliorant l’attachement de l’insuline  (faisant entrer le sucre dans les cellules pour diminuer sa concentration dans la circulation sanguine) sur son récepteur cellulaire spécifique. Le blé contient également des opioïdes qui ne nous rendent pas drogués, mais nous affament de manière addictive (comme une drogue).

Le blé est un agresseur incontestable à l’être humain : l’autisme (1,2,3), la diabète de type 1 (1,2,3), la dépression et l’ataxie sont tout autant de conditions qui se voient améliorées par l’adoption d’une diète « sans gluten » – en plus de l’amélioration de symptômes gastro-intestinaux.

 

La clé: variété alimentaire et portions réduites

Depuis l’industrialisation, il est devenu très facile, voire « trop » facile de manger en excès.  Nous mangeons trop.  Nous voulons « sauver du temps » et ne pas passer des heures en cuisine … pour sortir, pour passer des heures devant un écran… Au final, nous consommons de nos jours BEAUCOUP PLUS et probablement TROP de pains et pâtes à base de blé que ce que notre corps peut bien tolérer.  Le pain jadis fabriqué au  levain (fermenté) avec de la farine moulue sur meule de pierre (modifiant la structure moléculaire des grains autrement que les techniques modernes) était plus digeste.

Un sandwich, une pizza, un plat de pâtes ou un repas congelé industriel est si vite avalé !  La nouvelle génération, pressée et « connectée » ne sait plus cuisiner sainement la plupart du temps.  Alors, je crois qu’il est temps d’en prendre conscience et que remettre les pendules à l’heure.  Pourquoi se rendre malade par notre mode de vie pour ensuite courir avec nos maux divers chez un(e) médecin dépassé par la situation… et souvent impuissant.e.

(RE)prenons plaisir à cuisiner à partir d’ingrédients près de leurs états dans la nature (idéalement sauvage ou cultivé bio ou en permaculture): légumes, légumineuses, fruits frais et riz, quinoa, … (et non transformés par l’agroalimentaire et avec peu ou pas de pain/pâtes sauf en cas d’exception!) et prenons le temps de partager nos repas dans le calme et la bonne humeur (sans TV, sans autres écrans de tous genres).  En réduisant également notre consommation de viande et poissons, nous réduirons la pression négative d’un élevage intensif sur l’environnement.

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A propos Nutri Soins Santé

Biochimiste-Nutrithérapeute qui, suite à plus de 30 ans d'expérience en recherche, développement et production biotechnologique et biopharmaceutique . Maintenant convaincue qu'on peut et qu'on doit prendre sa santé en mains par nos choix quotidiens (mode de vie, alimentation) j'offre un service de consultation privée. Je suis déterminée à aider les gens qui n'ont pas le temps ou les connaissances pour prendre des décisions éclairées par une meilleure compréhension des phénomènes impliqués dans les multiples réactions et interactions que notre corps vit quotidiennement. On peut éviter de compter quasi exclusivement sur les médicaments de l'industrie pharmaceutique pour faire face à la plupart des maux qui nous affectent au cours de notre vie. Ainsi la population pourra vieillir encore longtemps, autonome CAR en bonne santé. Tout ceci sans "vivre au-dessus de ses moyens financiers" et ne plus dépendre des Caisse d'Assurance Maladie lié à un système de santé débordé et de plus en plus inefficace (délai d'attente de plusieurs mois, traitements plus ou moins efficace avec des effets secondaires non négligeable et bien trop onéreux et inabordable pour la majorité de la population mondiale).
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