Qu’est-ce que le gluten et quels sont ses effets dans notre corps…

« On sait que l’alimentation peut modifier jusqu’à 60% l’expression des gènes. On ne va pas créer de nouveaux gènes, mais on peut accentuer très fortement la production de molécules bénéfiques ou au contraire maléfiques. Les aliments que nous mangeons vont directement, sous forme découpée, au niveau du génome. Ce sont des promoteurs du génome. » Dr. Philippe FIEVET

« L’alimentation est un facteur environnemental qui peut également exciter le système immunitaire, ce qui fait que la réaction immunitaire s’auto-entretient. Si vous arrêtez d’exciter le système  immunitaire, les choses se calment et petit à petit, il y a une régulation. » Dr Eric MENAT

Citations de la Conférence « Biologie des Troubles Envahissants du Développement de l’enfant et de l’adolescent » organisée par l’Association ARIANE 19 octobre 2002, Paris.

ACCROC au gluten ?Photos Cereales contenant du gluten

Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres au gluten.  Ces individus ne manifesteraient pas nécessairement de phénomènes d’allergies ni d’auto-immunité en relation avec le gluten (comme dans le cas de la maladie coeliaque).  La maladie cœliaque est une affection gastro-intestinale auto-immune dans laquelle des dommages se produisent à la muqueuse interne de l’intestin grêle diminuant fortement la capacité du corps à absorber les nutriments provenant de la digestion des aliments ingérés (risque de dénutrition malgré une alimentation suffisante).  Les réactions pathogènes découlant de la sensibilité au gluten (non-coeliaque) peuvent causer plusieurs symptômes… voir mon autre article Souffrez-vous d’une sensibilité au gluten insoupçonnée ?

Sans graisse, riche en fibres, en magnésium et en vitamines B1 et B6, le PAIN (ainsi que les céréales apparentées) pourrait être un aliment santé, base idéale d’une alimentation saine et équilibrée. Mais…

Nombreuses sont les personnes souffrant de diverses maladies et troubles dès lors qu’elles s’alimentent avec ce « mythique aliment » qu’est le pain souvent à base de blé.

Maladie coeliaque, maladie de Crohn, cancer des intestins, ajoutés aux pathologies psychiatriques et divers troubles du comportement tels l’autisme, l’hyperactivité, les troubles scolaires ou encore la schizophrénie… Bref tant de pathologies, troubles mentaux plus divers les uns que les autres dont le principal responsable incriminé est… le gluten du pain ! Et malheureusement, nos enfants sont en première ligne concernant les risques.

Notre alimentation exerce une pression sélective sur les bactéries composant notre microbiote « pour le meilleur ou pour le pire »…

Selon nos choix alimentaires,  certains types de bactéries seront favorisés au détriment d’autres…  Cela peut aboutir à une dysbiose qui contribuera à détériorer la muqueuse intestinale créant ainsi un dysfonctionnement ou une hyper perméabilité intestinale. Plus on mange « moderne » (plats d’aliments hautement transformés, riches en blé, en gluten et résidus de pesticides), plus on risque d’être carencé et de détériorer les microvillosités de notre intestin grêle diminuant l’absorption de bons nutriments et laissant passer des molécules mal digérées (trop grosses et immunogènes) dans notre circulation sanguine et lymphatique.

Les peptides opioïdes dérivés du gluten ont un rôle étiopathogénique dans l’autisme.

L’association pathogénique gluten-autisme est née des travaux épidémiologiques de Dohan établissant une corrélation quantitative très forte entre l’incidence de la schizophrénie et la consommation de céréales.

Ces troubles « mentaux envahissants » causés par la dégradation partielle du gluten ont été mis en lumière par le professeur norvégien Karl Reichelt de l’Institut pédiatrique d’Oslo. Il a incriminé dès 1986 la présence, quasi constante et à des taux élevés, de peptides du gluten dans les urines de sujets hyperactifs, autistes, épileptiques et schizophrènes.  À noter : Une molécule de gluten contient 16 molécules opioïdes.

La protéine pénètre le cerveau et y exerce ses effets pathogènes.

En raison du déséquilibre de la flore intestinale, les protéines comme le gluten et la caséine ne sont pas digérées correctement chez les enfants et adultes souffrant d’autisme et de schizophrénie.  Pire : elles sont transformées en dérivés dont la structure est proche des opioïdes comme la morphine et l’héroïne.  La dermorphine et la deltorphine sont deux substances méchamment toxiques à la structure opioïde, repérées chez les enfants autistes par le biochimiste Alan Friedman.  (Dr. Natasha Campbell)

Les peptides provenant des molécules de gluten transformés en « peptides opioïdes » vont se comporter dans l’organisme comme certains dérivés morphiniques et se fixer sur les récepteurs biochimiques spécifiques à ces substances. En occupant et en saturant les récepteurs, les peptides provenant du gluten (protéine de céréales) et de la caséine (protéine du lait) mal métabolisés, vont alors entraîner des dérèglements du comportement et favoriser le développement de maladies dégénératives et du système nerveux central. Donc, s’en tenir strictement aux farines autorisées si l’on veut obtenir des résultats rapides et spectaculaires.

Les peptides opioïdes franchissent d’autant plus aisément la barrière hémato-méningée qu’ils en augmentent la perméabilité et sont retrouvés dans le liquide céphalo-rachidien. Ils perturbent l’apprentissage, l’affectivité, la socialisation.

Nourris au gluten, le rat perd ses facultés d’apprentissage, le chat adopte un comportement bizarre, les chatons, les chiots et les poussins ne pleurent pas lors du sevrage.

Selon ces informations, on comprend mieux pourquoi il peut être si difficile de modifier certaines de ses habitudes alimentaires et de réduire voire même arrêter de consommer les aliments contenant ces « drogues » dérivées du lait et du gluten (blé)… on n’a qu’à penser à d’autres dépendances de drogues, cigarettes, alcool… La volonté ne suffit pas, il faut chercher de l’aide externe et se donner les moyens d’y arriver pour son propre bien-être.

Il est toutefois possible de renverser la machine en modifiant notre alimentation pour réduire les souffrances liées aux maladies « de la civilisation moderne », les maladies inflammatoires chroniques ICI et rétablir un microbiote sain ,dans les cas d’autisme notamment, avec Dre Natasha Campbell-McBride ICI.  On peut également trouver un message d’espoir détaillé dans le nouveau livre (paru en octobre 2014):  « AUTISME: On peut en guérir » (Dre Corinne Skorupka et Dre Lorène Amet) .

AUTISME ET INTOXICATION AUX METAUX LOURDS

Traitements antibiotiques, désintoxication aux métaux lourds, supplémentation, régime alimentaire sans gluten sans caséine, thérapies comportementales… Les approches sont multiples, tout comme les formes d’autismes et les causes, mais donnent de vrais résultats. Et plus tôt on agit, plus les chances d’une évolution « normale » sont grandes.

Autres sources:

Reportage ARTE (2011)  « L’énigme de l’autisme – La piste bactérienne » (du microbiote)…

Article présentant une vue d’ensemble et autre (simplifié) décrivant l’effet des dérivés du gluten sur notre cerveau.

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A propos Nutri Soins Santé

Biochimiste-Nutrithérapeute qui, suite à plus de 30 ans d'expérience en recherche, développement et production biotechnologique et biopharmaceutique . Maintenant convaincue qu'on peut et qu'on doit prendre sa santé en mains par nos choix quotidiens (mode de vie, alimentation) j'offre un service de consultation privée. Je suis déterminée à aider les gens qui n'ont pas le temps ou les connaissances pour prendre des décisions éclairées par une meilleure compréhension des phénomènes impliqués dans les multiples réactions et interactions que notre corps vit quotidiennement. On peut éviter de compter quasi exclusivement sur les médicaments de l'industrie pharmaceutique pour faire face à la plupart des maux qui nous affectent au cours de notre vie. Ainsi la population pourra vieillir encore longtemps, autonome CAR en bonne santé. Tout ceci sans "vivre au-dessus de ses moyens financiers" et ne plus dépendre des Caisse d'Assurance Maladie lié à un système de santé débordé et de plus en plus inefficace (délai d'attente de plusieurs mois, traitements plus ou moins efficace avec des effets secondaires non négligeable et bien trop onéreux et inabordable pour la majorité de la population mondiale).
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