Témoignage exceptionnel du combat d’un médecin face à son cancer

Dr Philippe GENTIT,  raconte son combat face au cancer et comment il a trouvé une alimentation et un mode de vie adéquat pour s’en sortir

J’ai 65 ans ; j’ai exercé la médecine générale de septembre 1975 à septembre 2010.

Ma maladie commence en mars 2010 : au cours d’une séance de jogging, je ressens une gêne douloureuse dans la hanche droite et la fesse droite qui me fait porter le diagnostic detendinite du moyen fessier ; depuis ce jour une légère boiterie à la marche persiste mais lorsque je pratique mon sport favori, le VTT je ne ressens aucune gêne.

N’ayant aucune douleur nocturne, me sentant par ailleurs en très bonne forme, je décide de patienter et d’attendre une guérison spontanée !

Devant la persistance de cette boiterie, je me décide à faire des radiographies standards dans le courant du mois de mai, qui ne montrent qu’un peu d’arthrose lombosacrée.

En août 2010 : apparaît une sciatalgie gauche avec parésie des muscles releveurs du pied gauche ; je commence à m’inquiéter et je me prescris un examen IRM de la hanche droite.

Le résultat est malheureusement très inquiétant, d’emblée, avec présence d’une importante tumeur osseuse de 7cm de diamètre qui me détruit la moitié de l’aile iliaque droite. Le bilan d’extension (petscan, scintigraphie osseuse, et scanner corps entier) réalisé par la suite révèle :

  • une autre lésion osseuse sur l’arc postérieur de la vertèbre L4 à gauche ;
  • une autre lésion sur l’arc postérieur de la vertèbre dorsaleT4 ;
  • plusieurs lésions hépatiques d’allure métastatique.

Mais on ne retrouve aucune trace de la tumeur primitive !!!

Une biopsie osseuse est effectuée sur la lésion de l’aile iliaque droite: L’examen anatomopathologique répond qu’il s’agit d’un adénocarcinome bien différencié mais les différentes analyses histochimiques ne permettent pas de dire de quel organe il provient ; je me retrouve avec le diagnostic de CUP (cancer with unknown primitive).

Mon oncologue (qui est aussi un de mes anciens stagiaires) est bien ennuyé.

Il est décidé de démarrer une série de 10 séances de radiothérapie sur les lésions osseuses qui sera suivie d’une chimiothérapie probabiliste à large spectre comme pour un cancer du côlon.

Fort heureusement les cellules cancéreuses s’avèrent très radio sensibles et dès la 5ème séance de rayon la sciatique gauche ne me fait plus souffrir.

Je bénéficie ensuite de 10 cycles de chimiothérapie de 3 semaines chacun (oxaliplatine etxeloda) ; la tumeur est également très chimiosensible et je me retrouve presque en rémission au contrôle de la fin mai 2011.

Entre temps j’ai fait une coloscopie qui est strictement normale.

Je termine mon traitement en août 2011 par quelques séances de radiothérapie et cyber knife sur un reliquat de métastase hépatique ; les lésions osseuses se sont recalcifiées et la boiterie a complètement disparu : je mène une vie tout à fait normale en marchant ou en roulant à VTT plusieurs heures par jour.

La maladie récidive en avril 2012 au niveau hépatique et je reprends courageusement la chimiothérapie qui est à nouveau efficace mais en août 2012 une allergie à l’oxaliplatineimpose l’arrêt du traitement.

Comme les lésions hépatiques ne marquent pratiquement plus au petscan du mois de novembre, il est décidé d’attendre sans nouveau traitement.

Le contrôle du mois de janvier 2013 est correct mais en mars la récidive est confirmée.

Il est alors décidé de débuter une chimio à base de carboplatine et gemzar mais auparavant je pars faire du ski pendant une semaine. Le 15 avril, la perfusion de carboplatine se passe bien mais 2 jours après la 2ème injection de gemzar, je me retrouve avec une toxidermie intense, avec des plaques éruptives sur tout le corps ! Par ailleurs, les plaquettes sanguinesont fait une chute vertigineuse en dessous de 500 ; on me perfuse donc du concentré plaquettaire vu le risque hémorragique non négligeable ; mais au bout de 5 minutes après le début de la perfusion je fais un choc allergique !

Je me dis que mon corps est saturé de poisons et qu’il est grand temps de s’intéresser à d’autres traitements moins toxiques !

Sur ces entre-faits, grâce à un confrère local, je lis le livre du Dr Laurent SCHWARTZ,« Cancer, guérir tous les malades ? ».

Je suis enthousiasmé par cette lecture et il me reçoit très aimablement à l’école Polytechnique.

Je débute rapidement les injections d’acide lipoïque, et la prise buccale d’hydroxycitrate et denaltrexone low dose.

Le petscan de juillet montre une nette régression des lésions hépatiques qui ne peut pas s’expliquer avec la seule cure de chimio du mois d’avril d’après le cancérologue.

CONCLUSION : le traitement métabolique est efficace.

Nouveau petscan du 1er Octobre 2013 : c’est la déception ! Les lésions hépatiques reprennent du volume ; Laurent Schwartz me conseille de reprendre une chimiothérapie douce en poursuivant son traitement ; mon cancérologue me propose de reprendre simplement du Xeloda en comprimés par cure de 15 jours avec repos d’une semaine.

En attendant je décide de faire ce que j’avais en tête depuis quelques mois: j’entreprends unjeûne thérapeutique après avoir lu de nombreux témoignages de guérison de cancers avec la cure de BREUSS (voir ce livre ou celui-ci) ; et me voilà parti pour 42 jours de jeûne en absorbant uniquement de nombreuse tisanes, un peu de jus de légume cru et un bol de bouillon d’oignon par jour (sans les pelures). Expérience extraordinaire ! En 3 ou 4 jours la sensation de faim disparaît et un bien-être particulier vous envahit avec une certaine euphorie liée à l’inondation du corps par les endorphines et les corps cétoniques ; au cours de ce jeûne j’ai perdu 15 kg en marchant 1 à 2 h par jour sans aucune fatigue et avec une stabilité parfaite de tous les paramètres biologiques !

À l’issue de ce jeûne, je reprends les cures de xéloda et le traitement métabolique de Laurent Schwartz mais également d’autres produits trouvés dans mes recherches sur le net: jus de noni, jus d’aloe arborescent, reishi, lactoferrine, zéolithe; si bien qu’au contrôle de janvier 2014 les lésions hépatiques ont très fortement régressé et en avril, elles ne sont pratiquement plus visibles; je décide donc d’arrêter là la chimiothérapie qui de toute façon ne me guérira pas!!! Et qui finira par altérer mon bon état général et ma qualité de vie.

En juin je découvre le régime cétogène et ses vertus thérapeutiques sur le cancer puisque il induit un état métabolique proche du jeûne : je commence à m’alimenter dans ce sens mais c’est la lecture récente du livre de Thomas Seyfried et des médecins allemands Kammerer et Schlatterer qui va me permettre de me situer à un niveau de cétose efficace.

Je constate comme plusieurs patients qui l’ont essayé, que ce régime est très énergisant avec disparition des fringales, des coups de pompe, puisqu’on ne consomme pratiquement plus de sucre.

Je décide d’attendre encore quelques mois avant de refaire un nouveau contrôle petscan puisque dans tous les cas de figure, je n’ai pas l’intention de reprendre la chimiothérapie.

Je débute ma 5ème année de survie avec une excellente qualité de vie, ce qui est assez surprenant quand on sait que les taux de survie à 5 ans des CUP sont proches de zéro.

Mon observation médicale appelle plusieurs commentaires :

1) J’ai probablement la chance d’avoir un cancer peu agressif, très chimio et très radio sensible.

2) Le traitement conventionnel par radiothérapie et chimiothérapie a été très efficace : mais la toxicité de la chimiothérapie implique qu’elle ne peut être poursuivie trop longtemps sans finir par dégrader l’état général avec destruction progressive des capacités de défense de l’organisme.

3) Le traitement métabolique du Dr Schwartz est manifestement efficace mais ne peut à lui seul assurer une rémission de longue durée ; c’est pourquoi j’y ai associé depuis un an, la prise régulière d’un autre traitement complémentaire, certes empirique, (jus de noni, jus d’aloes, lactoferrine, reishi, zéolite) mais qui est peut être également responsable de mon bon état général actuel ; on trouve sur le net des témoignages de l’efficacité surprenante de ces produits.

4) Le jeûne thérapeutique permet de booster la chimiothérapie, d’en diminuer les effets secondaires, et crée un environnement métabolique défavorable au développement des cellules cancéreuses : mais cette méthode ne peut être conseillée aux patients déjà affaiblis et amaigris par le cancer.

5) Le régime cétogène, qui permet de mettre le corps en cétose comme le jeûne, mais qui à la différence, peut être poursuivi indéfiniment, offre un grand espoir (d’après quelques témoignages récents) de contribuer à stabiliser l’évolution du cancer et peut être dans certain cas de le faire involuer et disparaitre.

Écrit le 10 novembre 2014

Dr Philippe GENTIT

Ce témoignage a également été publié sur le site de l’Association Cancer Métabolisme.

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A propos Nutri Soins Santé

Biochimiste-Nutrithérapeute qui, suite à plus de 30 ans d'expérience en recherche, développement et production biotechnologique et biopharmaceutique . Maintenant convaincue qu'on peut et qu'on doit prendre sa santé en mains par nos choix quotidiens (mode de vie, alimentation) j'offre un service de consultation privée. Je suis déterminée à aider les gens qui n'ont pas le temps ou les connaissances pour prendre des décisions éclairées par une meilleure compréhension des phénomènes impliqués dans les multiples réactions et interactions que notre corps vit quotidiennement. On peut éviter de compter quasi exclusivement sur les médicaments de l'industrie pharmaceutique pour faire face à la plupart des maux qui nous affectent au cours de notre vie. Ainsi la population pourra vieillir encore longtemps, autonome CAR en bonne santé. Tout ceci sans "vivre au-dessus de ses moyens financiers" et ne plus dépendre des Caisse d'Assurance Maladie lié à un système de santé débordé et de plus en plus inefficace (délai d'attente de plusieurs mois, traitements plus ou moins efficace avec des effets secondaires non négligeable et bien trop onéreux et inabordable pour la majorité de la population mondiale).
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2 commentaires pour Témoignage exceptionnel du combat d’un médecin face à son cancer

  1. Bernard Bel dit :

    Ça fait du bien de lire un tel témoignage, même sachant qu’une expérience individuelle est toujours anecdotique… Ici on bénéficie de l’éclairage du médecin qui est son propre patient, et ne prétend pas avoir découvert une méthode miraculeuse. Bien entendu, on voit apparaître Thomas Seyfried – et en filigrane Valter Longo – pour leur expérimentation sur le jeûne et le régime cétogène. Personnellement, j’ajouterais l’importance de l’exercice intensif dans le rétablissement du métabolisme mitochondrial… Documenté sur la page https://lebonheurestpossible.net/maladies/cancer-traitement/

    • Bonjour Bernard, oui j’ai pris connaissance de votre texte plus tôt aujourd’hui et je suis d’accord avec vous. Merci de votre mot et aussi pour votre bon travail de synthèse sur les revues scientifiques… J’apprécie beaucoup et je ne manquerai pas d’y référer à l’avenir ! Johanne

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