Liens étroits entre notre microbiote et notre cerveau affectant directement notre métabolisme

Quand la microbiologie va à la rencontre des neurosciences

Nous sommes davantage exposés aux microorganismes tout au long de notre tube digestif que par la peau en terme de surface de contact et ceci du fait des microvillosités de l’intestin grêle elles-mêmes prévues pour justement augmenter la surface de contact et ainsi extraire un maximum de nutriments de nos aliments lors du processus de digestion.

Les gens souffrant du syndrome du colon irritable semble avoir un système immunitaire plus marqué que les gens en santé car leur système immunitaire serait davantage stimulé par un intestin enflammé et poreux laissant passer des macromolécules aux propriétés immunogènes.  Les chercheurs ont noté pour la première fois un lien direct entre les symptômes et la quantités de cellules immunitaires dont certaines produisent des anticorps IgG (détectables).  Ceci découlerait d’une sur-stimulation du système immunitaire chez les gens souffrant de ce syndrome.

«Les bactéries dans l’intestin jouent un rôle clé, d’abord comme ligne de défense, car ils sont en concurrence avec d’autres bactéries potentiellement nocives en les empêchant d’envahir le corps. Certaines espèces microbiennes servent aussi à l’absorption de certains nutriments ou encore à la production de facteurs de défense  » selon le Dr Vicario.

Les microorganismes produisent plusieurs autres molécules reconnues par nos propres cellules possédant des « récepteurs compatibles » et répondant à ces signaux comme s’ils étaient envoyés par notre propres cellules pour communiquer entre elles normalement… En fait, les bons microorganismes font partie intégrante de nous et contribuent au bon fonctionnement de nos systèmes internes (symbiose) !   Tandis que les mauvais microorganismes se servent de nous pour arriver à leurs fins et se reproduire pour eux-mêmes (opportunistes).  Pour simplifier, j’ai trouvé un résumé schématisé expliquant la relation interactive microbiote-cerveau (SNC : Système Nerveux Central) que vous pourrez consulter ICI

Il s’agit d’un dialogue à double sens qui permet de coordonner les fonctions digestives et cérébrales…

Si l’on est stressé, le mouvement sera plus rapide et plus contracté, si l’on a une augmentation de bactéries, levures, champignons, ce petit monde influence aussi énormément les mouvements intestinaux, ces micro-organismes on ne les voit pas à l’oeil nu ou en images IRM, ni en coloscopie et cie, mais ils interagissent entre eux et avec nous

L’impact du microbiote intestinal sur le cerveau et le comportement

Nous avons assisté ces dernières années à un intérêt croissant vis à vis du microbiote intestinal en tant que sujet d’intérêt majeur de la recherche en microbiologie.

Des études ont révélé comment les variations et les changements dans la composition du microbiote intestinal influencent la physiologie et que des modifications dans l’environnement du microbiote intestinal impactant son équilibre peut conduire à des maladies telles que les maladies inflammatoires intestinales, à l’obésité et de nombreuses autres maladies.

L’accumulation des données indiquent aujourd’hui que le microbiote intestinal communique également avec le système nerveux central – par le biais des voies neuronales, endocriniennes et immunitaires – en influençant ainsi le fonctionnement du cerveau et le comportement.

Les microbes dont nous sommes les hôtes agissent dans la régulation de l’anxiété, de l’humeur, de la cognition et de la douleur. Ainsi, la modulation de la composition du microbiote par le premier geste de modifications alimentaires est une stratégie pour le développement de traitements dans les troubles liés par exemple au système nerveux central.

L’énigme de l’autisme, la piste bactérienne

Les microbes constituant notre microbiote sont difficilement cultivables en laboratoire.  Les recherches en sont donc au tout début et des nouvelles informations surviennent régulièrement.  Dans ce reportage ICI, on explique comment les bactéries peuvent influencer le fonctionnement de notre cerveau et comment on peut envisager « renverser la machine » dans le cas de certaines maladies actuellement « incurables » dont l’autisme.

Syndrome Entéropsychologique: explications

Je me réfère au livre de Dr Natasha Campbell-McBride et à un article écrit par Sylvain qui résume très bien le concept du régime GAPS basé sur le régime des glucides spécifiques (GS) développé dans les années 1950’s  par les Drs Haas.  Sylvain met également en évidence le fait que ce régime est très près du régime PALÉO (donc, info pour les intéressé.e.s) … Le livre de Dre Natasha Campbell-McBride que je recommande à toutes celles et ceux qui veulent avoir une explications simplifiées (à la portée de « tous et toutes » ).  Le livre explique bien la stratégie à employer pour (ré)tablir un microbiote-santé et explique également pourquoi l’état de santé des enfants se dégrade de génération en génération depuis la période de l’industrialisation alimentaire….

Régime alimentaire GAPS : une solution possible

Le régime GAPS, basé sur les glucides spécifiques et dont les résultats bénéfiques ont été observés par Dr Campbell dans sa clinique privée, est particulièrement recommandé aux patients souffrant : de dyspraxie, de déficit d’attention, de dépression, d’hyperactivité, d’autisme, de dyslexie et de schyzophrénie.

Gut and Psychology Syndrome ou Syndrôme Entéropsychologique dans saversion française.

Livre Natasha Campbell_McBride_GAPS

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A propos Nutri Soins Santé

Biochimiste-Nutrithérapeute qui, suite à plus de 30 ans d'expérience en recherche, développement et production biotechnologique et biopharmaceutique . Maintenant convaincue qu'on peut et qu'on doit prendre sa santé en mains par nos choix quotidiens (mode de vie, alimentation) j'offre un service de consultation privée. Je suis déterminée à aider les gens qui n'ont pas le temps ou les connaissances pour prendre des décisions éclairées par une meilleure compréhension des phénomènes impliqués dans les multiples réactions et interactions que notre corps vit quotidiennement. On peut éviter de compter quasi exclusivement sur les médicaments de l'industrie pharmaceutique pour faire face à la plupart des maux qui nous affectent au cours de notre vie. Ainsi la population pourra vieillir encore longtemps, autonome CAR en bonne santé. Tout ceci sans "vivre au-dessus de ses moyens financiers" et ne plus dépendre des Caisse d'Assurance Maladie lié à un système de santé débordé et de plus en plus inefficace (délai d'attente de plusieurs mois, traitements plus ou moins efficace avec des effets secondaires non négligeable et bien trop onéreux et inabordable pour la majorité de la population mondiale).
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